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Ce qu’il nous a appris d’essentiel...

A la Fondation Denis Guichard, nous avons connu David Servan-Schreiber et tenons à lui rendre hommage.

Nous avons connu David Servan-Schreiber avant que nous organisions les colloques « Un nouveau Regard sur le Vivant » où apparaissait la physique quantique comme maître des cérémonies.

Il nous avait frappés par sa gentillesse, sa simplicité. Une certaine fragilité planait sur lui. Pourtant, il était bien de ce monde, se battant avec courage pour une écoute psychologique attentive, destinée particulièrement aux personnes atteintes du cancer.

Des USA où il professait à l’université de Pittsburgh, puis à Paris en tant que psychiatre, et ensuite à l’appartement familial de Neuilly, David n’a mesuré ni son temps ni son ardeur pour permettre l’élargissement du domaine thérapeutique vers une meilleure connaissance des besoins des malades.

Son livre Guérir est a été comme un appel pour nous tous. Son dernier livre On peut se dire au revoir plusieurs fois est poignant, avec une élégance et un courage tellement précieux aujourd’hui… On a le cœur serré en pensant à lui. Merci David.

Lire l’article Au revoir David du Dr Claire Laurant-Berthoud et d’Albert-Claude Quemoun paru dans la revue Phytothérapie européenne (septembre-octobre 2011)

Extraits du dernier livre de David Servan-Schreiber
(éditions Robert Laffont)


« Ce que j’ai appris d’essentiel dans les vingt dernières années de ma carrière scientifique, c’est aussi la plus grande découverte de l’écologie moderne : il s’agit de l’idée simple et fondamentale que la vie est l’expression de relations au sein d’un réseau, et non pas une série d’objectifs ponctuels poursuivis par des individus distincts. C’est aussi vrai des fourmis, des girafes, des loups que des humains… »

« A travers la santé, on s’aperçoit qu’on touche de plus en plus à toute une série de questions brûlantes qui constituent le problème de fond de notre époque. Il a été très bien résumé par mon ami Michael Lerner : “On ne peut pas vivre en bonne santé sur une planète malade.” C’est là où la santé rejoint l’écologie globale. Une discipline s’est même constituée sur cette interface : l’écomédecine, dont Michael Lerner est précisément le fondateur au niveau mondial. Elle se préoccupe des problèmes de santé publique liés au téléphone portable, aux pesticides, aux fertilisants, aux radiations (…) L’écologie nous apprend que toute forme de vie est l’expression d’échanges au sein d’un réseau. »

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